Le meilleur bar du Monde…


Bon, c'est un fait, le Blue Lagoon, le Manhattan, le Russe blanc ne sont pas vraiment ma tasse de thé. La mixologie et ses lendemains avec port du casque à pointe obligatoire font partie pour moi des zones sombres de l'univers liquide. Avec bien sûr, comme toujours, ici ou *, des exceptions, avec des variations autour du Daiquiri ou du Negroni.


En revanche, les amoureux des cocktails et de la mode ne peuvent pas faire l'impasse sur le dernier classement dont on parle. En tout cas dans les pays anglo-saxons. Après les Awards du design, voici, à la façon du ridicule palmarès des restaurants, le World's 50 Best Bars, sponsorisé lui aussi par les industriels du secteur et doté d'une academy, le tout sous la houlette d'un magazine en mal de publicité, Drinks International.
Les winners 2015 ont été annoncés hier soir à Londres, et, justement, c'est un établissement londonien qui l'emporte, l'Artesian (ci-dessous). Les deux tenanciers, Alex Kratena et Simone Caporale, ont puisé leur inspiration dans un livre peu connu de Dali, Les dîners de Gala, un recueil de recettes publié en 1973.


Énorme représentation anglo-saxonne donc dans ce classement qui fait la part belle à Londres et à New-York, avec quand même de petites poussées asiatiques. Sachez quand même que deux bars parisiens figurent au Top 50: le Candelaria, rue de Saintonge, en plein Marais, il est douzième et le Little Red Door, rue Charlot, également dans le IIIe arrondissement qui pointe lui à la quarante-neuvième place.


En Europe, deux institutions se maintiennent au palmarès le Lion Bar de Paris à Hambourg, dix-neuvième, et le Dry Martini barcelonais (ci-dessus), quarante-deuxième et unique représentant espagnol, malgré l'énorme engouement pour les cocktails de ce côté-ci des Pyrénées. Enfin, on gardera pour la bonne bouche la localisation géographique du quarante-quatrième du classement (ci-dessous), le bar du restaurant japonais Zuma de… Dubaï, une île spiritueuse en terre musulmane**! 
Bon, sur ce, moi, je m'en vais chercher une bouteille de vin pour l'apéro, parce que l'alcool industriel, rien que d'y penser, j'ai mal au casque…



* Attention, le flamboyant 68 dont il est question dans le second lien a changé, la greffe n'a pas pris. Et j'en du coup reparlé ici. Le Marsella en revanche tient le coup…
** À ce sujet, plus exactement au sujet du vin en terre musulmane, je vous conseille de lire le texte poignant de l'écrivain algérien Kamel Daoud dans Le Point.


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