Liquid & solid ideas (version US)


Je vous dois, chers lecteurs, des explications. Quelques uns d'entre vous l'ont déjà remarqué, depuis quelques jours, mes chroniques sont traduites en anglais, plus précisément en anglais d'Amérique. Cela en étonne certains qui savent ce que je pense généralement de la vision qu'on a outre-Atlantique de ce qui se mange et de ce qui se boit, de mes prises de position contre l'american way of tasting, contre les notes d'Uncle Bob (cf. le Jumillagate et ses suites) et l'abâtardissement culturel que représente l'avancée de la malbouffe industrielle née dans les usines US de corned-beef que dessinait si bien Hergé.


Donc, rassurez-vous, je ne me suis pas vendu au grand Capital, je n'ai pas goûté au soyeux bruissement des doublures de vestes que l'on retourne, je participe simplement à un projet qui me semble intéressant et qui s'intitule Webflakes. De quoi s'agit-il? D'un site internet, actuellement en version bêta, en version d'évaluation, qui a pour ambition de traduire des contenus produits dans les pays dont on relate l'actualité; il y sera question d'art de vivre, de vin, de gastronomie, de mode, etc… Un autre Français s'est joint à webflakes.com, Nicolas de Rouyn, dit Bon Vivant, mais Galia Finkelstein et Alex Limpach qui gèrent le projet sont actuellement à la recherche d'autres contributeurs; l'idée est de refléter la diversité des sensibilités, d'éviter le monolithisme. Ça me plaît!


Car, très modestement, quel est mon objectif dans cette affaire? Bien sûr de tenter de faire vivre notre exception culturelle en matière de vin et de gastronomie. Il me semble utile que des voix, françaises ou italiennes, venues des pays où l'on a inventé les grands crus (notion extensible…) fassent entendre notre philosophie du goût, que dans le premier pays consommateur de vin au Monde, les États-Unis, nous soyons de plus en plus en plus nombreux à expliquer, par exemple, que la qualité, la classe, le génie ne se mesurent pas avec un pied à coulisse ou un double-décimètre. Bref, que le goût est une culture, pas le concours de celui qui aura la plus longue…
Et comme on parle d'Amérique (tout en vous rappelant qu'il faut aller signer cette pétition pour sauver notre oncle de l'Amérique…), j'avais envie, entre mille autres, de vous offrir un lien vers une bonne vieille vidéo, celle de l'interview d'un homme qui, plus que d'avoir glorieusement contribué à la suprématie US en matière de consommation de vin, fut un des nombreux yankees dont les mots, libres, bercèrent ma jeunesse. C'est ici.


Commentaires

  1. Vincent, je crois que Webflakes est un site créé par des Israeliens. Je crois, sans certitudes.

    RépondreSupprimer
  2. Éviter le monolithisme, oui, mais pas à n'importe quel prix! Si le bon vivant y est allé, ça me conforte dans mon choix d'avoir décliné la proposition de Webflakes...

    Plus sérieusement, ces sites agrégateurs qui phagocytent le contenu des blogs à but non lucratifs pour se procurer un matériel éditorial à bon compte, sur lequel l'auteur n'a plus le droit de regard (la seule plus-value de Webflakes, c'est la traduction anglaise "correcte" gratuite), ça me saoûle! Dix fois plus qu'un mauvais vin nature... Les lecteurs anglo-saxons (ou autres) savent très bien trouver et lire ce qui les intéresse dans n'importe quelle langue. Et nul besoin de Webflakes pour augmenter son audience. En France, il y a Paperblog qui fait ça depuis très longtemps et cela ne présente aucun intérêt quel qu'il soit pour le blogueur qui y est référencé (en terme d'audience, reconnaissance, notoriété, classement ebuzzing (joke!) ...

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés